On est pas naïfs… Dans notre article sur le nouveau Loto de la biodiversité : un jeu à gratter pour restaurer la nature nous parlions de ces aspects mis en avant. La sensibilisation c’est bien, mais cela pose aussi des questions…
Le « Loto de la biodiversité » crée la controverse
Lancé le 23 octobre par la Française des Jeux (FDJ) en partenariat avec l’État, le nouveau jeu à gratter « Mission Nature » ne fait pas l’unanimité. Son objectif affiché : financer des projets de préservation de la biodiversité grâce aux revenus générés par la vente de tickets à 3 euros. Mais plusieurs voix s’élèvent pour critiquer ce dispositif.
Des associations environnementales comme France Nature Environnement dénoncent une opération de « greenwashing ». Sur chaque ticket vendu, seulement 43 centimes sont reversés à l’Office français de la biodiversité. Le reste des revenus va à l’État et à la FDJ. Pour ces associations, il s’agit donc plus d’un coup marketing que d’un réel engagement écologique.
La somme récoltée est également jugée largement insuffisante. Au maximum 10 millions d’euros pourraient être réunis, alors que les besoins sont estimés entre 500 et 600 millions d’euros par an selon les ONG.
L’Autorité nationale des jeux avait émis des réserves, craignant que ce jeu à petit prix attire les jeunes et les rende dépendants au jeu.
Enfin, certains dénoncent le fait que la responsabilité de financer la protection de la biodiversité repose sur les citoyens plutôt que sur l’État. Les syndicats environnementaux parlent d’une initiative gadget sans garantie de durabilité face à l’ampleur de la crise écologique.
Face aux critiques, la FDJ défend un dispositif de sensibilisation du grand public aux enjeux de la biodiversité. Les prochaines semaines diront si cette initiative parvient à trouver son public, malgré les controverses.
Critiques adressées à la FDJ pour son loto de la Bioviversité
Voici un résumé des principales critiques adressées au « Loto de la biodiversité » :
- Accusations de greenwashing : seule une petite partie des revenus (43 centimes par ticket) est reversée à des projets de protection de la biodiversité, le reste va à l’État et à la FDJ. Pour certains, c’est plus une opération de communication qu’un réel engagement écologique.
- Somme récoltée jugée dérisoire : les associations estiment que les besoins sont de 500 à 600 millions d’euros par an, alors que ce loto ne permettra de récolter au maximum que 10 millions d’euros.
- Risque d’addiction : ce jeu à petit prix, sur une thématique qui peut attirer les jeunes, pourrait créer une dépendance au jeu. L’Autorité nationale des jeux avait émis un avis défavorable.
- Une responsabilité qui repose sur les citoyens plutôt que l’État : pour certaines associations, financer la protection de la biodiversité ne devrait pas reposer sur une initiative ludique mais sur un vrai engagement de l’État.
- Un dispositif gadget et sans garantie de durabilité : les sommes sont insuffisantes comparées à l’ampleur de la crise de la biodiversité selon les syndicats environnementaux.