Vous en avez assez de voir vos déchets organiques partir à la poubelle sans rien faire pour la planète ? Vous aimeriez contribuer à la réduction des déchets tout en nourrissant votre jardin de manière 100% naturelle ? C’est ici que le compostage entre en jeu, et plus spécifiquement le bokashi. Ce compostage japonais, dont le nom signifie « matière organique fermentée », est en plein essor dans les foyers français. Mais comment faire du bokashi chez soi ? C’est ce que nous allons voir ensemble.
Découvrir le bokashi : un compostage innovant
Le bokashi est une technique de compostage d’origine japonaise qui repose sur la fermentation anaérobie des déchets organiques. Ce procédé traditionnel présente l’avantage d’être rapide et d’avoir une odeur moins forte que le compostage classique. De plus, il permet de recycler une grande variété de déchets, y compris ceux qui sont généralement déconseillés en compostage traditionnel comme les produits laitiers ou la viande.
Cette méthode de compostage repose sur l’utilisation de micro-organismes efficaces, que l’on trouve dans un activateur bokashi. Ces organismes vont fermenter les déchets dans un seau hermétique, transformant vos déchets de cuisine en un engrais riche et nutritif pour votre jardin.
Se lancer dans le bokashi : le matériel nécessaire
Pour faire du bokashi, vous aurez besoin de quelques éléments. Premièrement, il vous faudra un seau bokashi. Ce seau, spécifique pour le compostage bokashi, possède généralement un bac intérieur pour séparer les déchets du liquide de fermentation, ainsi qu’un robinet pour récolter ce précieux liquide.
Vous aurez également besoin d’un activateur bokashi. Il s’agit d’un mélange de son, de mélasse et de micro-organismes, que vous pourrez trouver en magasin bio ou sur internet. Cet activateur va permettre de lancer le processus de fermentation.
Le processus de compostage bokashi
Une fois que vous avez votre seau et votre activateur, vous pouvez commencer le compostage. La première étape consiste à remplir le seau de vos déchets alimentaires. Après chaque ajout, saupoudrez une couche d’activateur pour couvrir les déchets. Une fois le seau plein, il doit être fermé hermétiquement et laissé à température ambiante pendant deux semaines.
Pendant cette fermentation, le seau va produire un liquide, que vous pouvez récupérer grâce au robinet. Ce liquide, riche en nutriments, peut être dilué dans de l’eau et utilisé comme engrais pour vos plantes.
Après deux semaines, vous pouvez ouvrir votre seau et découvrir le résultat : un compost bokashi prêt à être utilisé dans votre jardin. Il est à noter que le bokashi ne ressemble pas à du compost traditionnel : il a plutôt l’apparence de déchets fermentés. Mais ne vous y trompez pas, il est très bénéfique pour vos plantes !
Le bokashi : une solution low tech pour un compostage efficace à la maison
Le bokashi est une réponse low-tech et efficace au gaspillage des déchets organiques. En compostant vos déchets alimentaires à la maison, vous contribuez à réduire la quantité de déchets envoyés à la décharge, tout en nourrissant votre jardin de manière 100% naturelle.
De plus, le bokashi est une solution accessible à tous : que vous viviez en appartement ou en maison, vous pouvez vous lancer dans le compostage bokashi. Alors, prêts à tenter l’expérience ?
En somme, le bokashi est une technique de compostage maison qui a tout pour plaire : facile à mettre en place, rapide, efficace et respectueuse de l’environnement. Alors, pourquoi ne pas vous lancer dans l’aventure du compostage bokashi ? Vos déchets de cuisine et votre jardin vous en remercieront ! C’est ainsi que vous saurez comment faire du bokashi.
FAQ
Qu’est-ce que le bokashi et comment débuter le processus de compostage ?
Le bokashi est une méthode de compostage anaérobie qui utilise des micro-organismes efficaces (EM) pour fermenter les déchets organiques, y compris ceux qui sont habituellement exclus du compostage traditionnel, comme les produits laitiers et les viandes. Pour débuter, il vous faut un seau bokashi avec un robinet, un mélange de son enrichi en micro-organismes et vos déchets de cuisine. Commencez par mettre une couche de son au fond du seau, ajoutez vos déchets en couches successives en pressant bien pour éliminer l’air, et saupoudrez chaque couche de déchets avec un peu de son. Fermez le seau hermétiquement après chaque ajout.
Quels types de déchets peut-on mettre dans un seau bokashi ?
Dans un seau bokashi, vous pouvez mettre la plupart des déchets de cuisine, y compris les fruits et légumes, le pain, le café moulu, le thé, les produits laitiers, les œufs et même les viandes et les poissons. Évitez toutefois les liquides en grande quantité, les gros os et les coquilles d’huîtres ou de moules, car ils ne se décomposent pas facilement. Il est aussi préférable d’éviter de mettre des plantes malades pour ne pas contaminer votre compost.
À quelle fréquence doit-on ajouter du son bokashi aux déchets ?
Vous devez ajouter du son bokashi chaque fois que vous ajoutez une nouvelle couche de déchets dans le seau. Cela permet de garantir que les micro-organismes efficaces sont bien répartis pour favoriser une fermentation optimale. La quantité de son dépend de la quantité de déchets, mais une bonne règle de base est d’utiliser environ une poignée de son pour chaque couche de 5 cm de déchets.
Comment savoir quand le compost bokashi est prêt à être utilisé ?
Le compost bokashi est généralement prêt après une fermentation de deux à trois semaines dans un seau fermé, suivi d’un temps de repos. Vous saurez qu’il est prêt lorsque son odeur est aigre-douce, semblable à celle du vinaigre ou du cidre, et non putride. La matière doit être légèrement décomposée, mais pas complètement transformée. À ce stade, le contenu peut être enterré dans le sol ou ajouté à un tas de compost traditionnel pour terminer la décomposition.
Que faire du liquide qui s’écoule du seau bokashi ?
Le liquide qui s’écoule du seau bokashi, souvent appelé « thé de bokashi », est riche en nutriments et peut être utilisé comme engrais liquide pour les plantes ou comme nettoyant pour les canalisations. Diluez-le avec de l’eau (environ 1:100 pour les plantes et 1:1000 pour les canalisations) avant utilisation pour éviter de brûler les plantes ou d’endommager les micro-organismes dans les canalisations. Veillez à vider le liquide régulièrement pour éviter que les déchets ne baignent dedans, ce qui pourrait nuire au processus de fermentation.